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Avertissement spécial du chanteur énervant

Détrompez-vous, public chéri, ces chansons sont pas toutes pour les marmots ! C’est sûr, je chante l’enfance, et la mienne en preum’s, mais y’a pas mal de gros mots partout et c’est pas toujours poli-poli, quoique si quand même des fois ça arrive...

Parce que vous croyez que Brassens il prenait des pincettes quand il chantait qu’il pensait à Fernande et à Lulu ? Moi, j’suis sympa, j’vous l’dis. Alors, maintenant que vous z’êtes préviendus, allez pas porter plainte pour gromophilie. Ce serait digoulasse...

Le renard n’est jamais là où on l’attend... Nous avions patienté dix longues années entre les deux derniers albums originaux de Renaud, « Rouge sang » et « Toujours debout », il y a trois ans. Et voilà qu’avec « Les mômes et les enfants d’abord » tombent du ciel douze nouvelles chansons. L’inspiration est un petit animal tapi dans un coin de la tête des génies, qui se fait entendre quand on ne l’attend pas...

À propos d’animaux, Renaud, comme les enfants, les aime bien. Au point de leur consacrer ici une chanson. Entendons-nous bien... à la Renaud ! Elle s’appelle « Les animals », histoire de nous rappeler combien le chanteur se régale toujours des « fôtes » de français. Comme une fière vengeance envers les règles de grammaire rabâchées de gré ou de force par des générations d’enfants. Il y a comme un retour aux sources avec cet album... Ou plutôt à l’une des principales sources qui a toujours abreuvé l’imaginaire de Renaud : son enfance, ce paradis perdu qui manque tant aux âmes sensibles, au point de laisser pousser en eux ce baobab nommé nostalgie.

« Cela fait bien vingt ans que j’avais envie d’un album inspiré par l’enfance. Mais je n’avais pas la forme, l’enthousiasme, le feeling. Pourtant, quand j’ai vu le nombre d’enfants présents lors de ma dernière tournée, je me suis dit qu’il fallait vraiment que je m’y mette. Ils aiment « Deuxième génération », « Manu », « Pierrot »... S’ils apprécient mes chansons pour adultes, ils peuvent aimer des chansons écrites en pensant à eux. Mais c’est plus un disque sur l’enfance qu’un disque pour enfants. J’y pense continuellement à mon enfance. »

À cette source, Renaud a tout retrouvé : les cours de récréation, les p’tits copains, les pompiers, les promenades au parc... Et ça l’a rendu gravement « graphomaniaque », c’est lui qui le dit... « Un matin, chez moi à Paris, je me suis levé à 5 heures, ce qui m’arrive rarement. J’ai ouvert mon ordinateur. Une première chanson est venue, puis deux, puis trois. Le lendemain pareil, toujours à 5 heures du matin. » Autant vous dire qu’en une semaine, c’était plié, Renaud avait autant de textes que les dix doigts des mains. « Une fois que j’ai le titre d’une chanson, j’ai presque tout, souligne-t-il. C’était déjà le cas pour « Laisse béton » ou « Ma gonzesse ». Sinon, c’est quelque chose dans ma tête qui fait clic, le déclic de l’écriture... Pourtant, je n’avais pas écrit une ligne depuis « Toujours debout »... »

Ce qui est fabuleux chez Renaud, c’est qu’écrire sur l’enfance l’a amené à toutes les pirouettes qui font l’originalité, le caractère, la popularité de cet immense poète de la chanson : les fautes de français donc, les gros mots qui font rire, les détails qui émeuvent, l’auto-moquerie, les petits coups de griffe pour ce qu’il déteste ou ce qui mord dans la vie des minots.

Cette poésie du quotidien, elle peut toucher tout le monde. C’est pour cela que cet album s’adresse à tous, grands et petits, qui forment le public de Renaud, c’est-à-dire, potentiellement, une bonne partie de la France... Avec « Les mômes et les enfants d’abord », Renaud rappelle que l’enfance est le plus grand terrain de jeu de nos vies et qu’il est bon de s’y pencher de temps à autre...

Voilà donc Renaud qui, de sa langue fleurie, nous raconte les monstres des cauchemars, les copains de dix ans aux drôles de prénoms, celui qui additionne les « conn’ries » et l’autre qui n’aime rien, le boudeur absolu. C’est un proche du chanteur qui lui a donné, involontairement, l’idée de cette chanson : « Un jour, mon pote Pierrot propose à son fils de 7 ans une promenade en forêt pour ramasser des champignons. Son fils lui répond : J’aime pas les forêts, c’est plein d’arbres !!! » En une demi-heure, le texte était écrit...

Plus sérieusement, dans « On va pas s’laisser pourrir », Renaud met les mômes en garde contre les zonards qui tentent de les entraîner à fumer ou à boire. « Certains trouvent ce titre un peu moraliste. Mais si ça parle aux gens, c’est le principal. Moi j’aime bien la morale et la vertu. Par contre, je n’aime pas le cynisme. »

« Y z’ont mis le feu à l’école » évoque les conséquences de ce geste imbécile qui prive les enfants d’école. Car sans instit’, « qui va nous planter la graine/qui fait pousser l’amour ? », demande Renaud.

Le voilà, un brin coquin, dans « Pinpon », ce pompier qui n’aime rien moins qu’astiquer son beau camion rouge, à moins qu’une fille ne le détourne de son occupation favorite. Du second degré du texte, les petits ne verront que du feu et les grands garderont pour eux leur sourire entendu. C’est du Renaud qui décoiffe un peu !

Nulle surprise que dans « L.O.L.I.T.A », Renaud déclare, une nouvelle fois et de belle manière, sa flamme à sa fille. Par contre, on est plus surpris de le voir emprunter une chanson à un musicien peu connu, aujourd’hui décédé, Jacques Mahieux. Il est vrai que « Le petit crabe et la langoustine » est un texte plein de fantaisie, « un conte magnifique, insiste Renaud, qui dit qu’il ne faut pas essayer de sauver les gens malgré eux mais les prendre comme ils sont. »

Renaud signe une seule musique, « mais je suis de moins en moins compositeur et de plus en plus flemmard », sourit-il. Alors, des fidèles, son ex- compagne Romane Serda, Renan Luce et aussi Michaël Ohayon sont venus à la rescousse.

Thierry Geoffroy et Bertrand Lamblot ont coréalisé l’album. Si cela reste du Renaud tout craché, l’approche est un peu plus originale, avec de l’accordéon bien sûr, mais aussi des cuivres, de l’harmonica, des chœurs...

En grand fan de BD (et de belles pochettes d’album), Renaud a eu l’idée de proposer à Zep de dessiner la pochette de ce nouvel opus. Qui de mieux pour illustrer « Les mômes et les enfants d’abord » que le père de Titeuf ?

Et la voix ? Ne vous attendez pas à ce que Renaud ait retrouvé son chant de jeune homme... S’il n’a pas touché une goutte d’alcool depuis près d’un an, il n’a pas pu lâcher la cigarette. Mais elle tient, cette voix, et on sait bien qu’on n’écoute pas du Renaud pour le chant. On l’écoute pour le cœur. Et là, Renaud, il est le meilleur...

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Coin des aminches

  • Justine06 : Cher Renaud, Mon plus beau souvenir reste à venir... Mon fils à naître d'ici quelques jours qui portera le doux prénom de Malone. Mon mari m'a fait découvrir cette chanson il y a quelques années. Nous l'avons écoutée (par hasard) lorsque nous étions occupés à choisir un prénom pour notre enfant... les paroles nous parlent tout particulièrement. L'Irlande fut notre premier voyage ensemble, une maman danoise, ... Merci Renaud de nous avoir soufflé ce magnifique prénom à travers une belle chanson. Justine
  • romu : Je pense que mon tatoo Peter Pan Renaudé, inpiré par toi Renaud, à dû te plaire... merci de m'avoir lu et pour ta photo dédicacée
  • Alban Dancette : Cher Renaud, j'ai 7 ans et je n'ai pas encore beaucoup de souvenirs de toi, mais je me souviens de la première chanson que j'ai entendue de toi : c'était Ballade Nord-irlandaise. J'ai tellement aimé que j'ai voulu connaître plein d'autres chansons de toi. J'adore tes chansons, les premières et aussi les très récentes. J'ai écouté Dès que le vent soufflera au moins 20 fois. J'ai fait un dessin pour toi, j'espère qu'il te plaira. Merci pour tes chansons, Alban Dancette
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